Quand on décide de planter un arbre fruitier sur son terrain, il faut bien sûr considérer l’ensoleillement, le type de sol et l’irrigation. Mais saviez-vous que la pollinisation est un facteur essentiel pour obtenir des fleurs et ensuite des fruits?
Les pollinisateurs
L’importance des insectes pollinisateurs n’est plus à démontrer : en se déplaçant de fleur en fleur, les abeilles, guêpes et bourdons permettent le transfert du pollen, la fécondation et éventuellement la formation du fruit. En cultivant dans nos plates-bandes des fleurs qui les attirent et en évitant les pesticides nuisibles, on favorise la présence des pollinisateurs près de nos arbres fruitiers.
La pollinisation croisée
Voilà un aspect essentiel mais méconnu de la production de fruits et de petits fruits qui explique souvent des récoltes peu fructueuses. Pour produire des fruits, un pommier a besoin d’un pommier d’un cultivar différent (d’une autre variété) pour polliniser ses fleurs. Les deux arbres doivent se trouver à une distance maximale d’environ 30 mètres (100 pieds) pour que la pollinisation croisée se produise. Sachez que les pommetiers décoratifs sont assez proches biologiquement pour permettre cette pollinisation croisée.
Si vous ne disposez pas d’assez d’espace pour planter deux arbres, commencez par faire le tour de vos voisins : l’un d’eux possède peut-être déjà un pommier? Si ce n’est pas le cas, vous serez peut-être surpris d’apprendre que vous pouvez planter deux cultivars différents dans le même trou! En taillant leurs branches vers l’extérieur, de manière que leurs croissances respectives ne se nuisent pas, la pollinisation des fleurs pourra se faire. Il existe aussi des pommiers greffés d’au moins deux variétés. Ils deviennent alors auto-fertiles.
Pour une production optimale
Pour avoir une production excellente, il faut éloigner les parasites ou maladies qui diminuent la productivité et la qualité des fruits. Une fois les fleurs fécondées, les fruits commencent à se développer. Il est important de surveiller la venue des parasites ou l’apparition de maladies. Pour contrer le carpocapse (Cydia pomonella) aussi appelé mouche de la pomme, utiliser des pièges à mouche ou l’on applique une phéromone pour attirer les parasites. On peut également utiliser du vinaigre de cidre et savon à vaisselle dans un petit contenant recouvert d’un film plastique. Perforé de petits trous, les insectes s’y engouffrent sans en ressortir. La population de parasites diminuant, elle production augmentera en qualité. Lors de la détection de maladie durant l’été, on traite à la bouillie soufrée. Tard à l’automne ou au printemps, durant la dormance, on enduit les fruitiers d’un mélange de bouillie soufrée et d’huile de dormance. Le but est de scellé parasites et maladies pour un départ en santé en début de saison.
Taille et orientation des branches
Saviez-vous que les branches orientées vers l’horizontale sont celles qui produisent le plus de fruits? Lorsque vient le temps de tailler son arbre, il convient donc d’éliminer les branches qui poussent vers le haut. Et en attachant les branches encore souples de notre jeune pommier à son tronc, de manière à leur donner un angle s’approchant de 90 degrés, il sera même possible de devancer la production de fruits de quelques années.
Pour croquer vos propres pommes dans moins de cinq ans, plantez votre pommier dès cet automne!