2. Comment préparer le sol de votre premier potager en permaculture?

Comment préparer le sol de votre premier potager en permaculture?

Le printemps est bien entamé et c’est le moment de vous lancer dans la création d’un jardin en permaculture. Voici comment démarrer votre potager à la maison.

Les étapes pour faire votre jardin

Adieu motoculteur!

C’est bien sûr que dans la préparation d’un nouveau jardin, on ne saurait se passer de cette machine. Louez-le! Ce sera probablement la dernière fois que vous en aurez besoin.

On commence par déterminer la zone du potager dans un endroit ensoleillé, puis on enlève le gazon que l’on met de côté. La permaculture implique le concept de recyclage.

Planches ou carrés permanents

Dépendamment de la superficie du jardin, on aménagera des planches ou des carrés qui seront permanents et dans lesquels on ne marchera plus. Les carrés devront être accessibles sans que le jardinier n’ait trop à s’étirer et les planches pourront être de la largeur de votre grelinette. Prévoir en fonction du confort du jardinier et de l’outillage. On paillera aussi les allées (éviter le paillis de cèdre acidifiant) ce qui aidera à contrôler les mauvaises herbes et à garder propres les pieds du jardinier…

Un aménagement en carrés ou en planches permanentes facilite grandement la planification d’une rotation des cultures.

Dans un jardin en permaculture, on ne travaille que les 20 premiers centimètres du sol. C’est là que s’active toute la vie : vers de terre et micro-organismes. Ainsi on ne retourne jamais la terre. On aère le sol en profondeur avec une grelinette pour les grandes superficies ou une fourche pour les petites. Ensuite, sarcleur à 3 dents et râteau.

Comment procéder?

On retire donc environ 20 centimètres de terre, que l’on conserve pour plus tard.

C’est le temps de remplir l’espace creusé avec de grosses bûches, qui serviront d’éponge. On met ensuite des branches et des brindilles, qui feront un excellent fond pour absorber l’excédent d’eau au printemps et garder en réserve l’humidité en été.

On y ajoute des feuilles mortes, des herbes sèches, du foin, de la paille ou du carton ondulé. Le but est de former une épaisse couche de matières riches en cellulose pour avoir un sol bien vivant et fertile.

La terre et le gazon, que l’on a retirés au début, seront maintenant très utiles. On applique aussi du fumier ou du compost pour équilibrer le sol. Il est recommandé de conserver l’excédent de terre pour l’étendre au fur et à mesure que le sol du potager s’affaissera.

On poursuit en semant et en plantant de délicieux fruits et légumes à récolter tout au long de la saison.

Dernière étape : parsemer la terre de feuilles mortes, foin ou sciures de bois, comme paillis naturel, pour réduire l’entretien des mauvaises herbes en plus de garder le sol humide et vivant.

Une autre façon de préparer le sol

Il existe aussi la technique de la lasagne :

  • Déposez du carton sur le sol comme première couche.
  • Formez une seconde couche avec des bûches et des brindilles.
  • Alternez les couches de végétaux bruns (feuilles mortes, paille ou litières d’animaux) et de végétaux verts (herbes ou tonte de gazon) jusqu’à une hauteur de 20 à 30 centimètres du sol.

Couvrez le tout avec un mélange de terre et de compost.

Biodiversité

Dans votre jardin en permaculture, favoriser la biodiversité prévient bien des soucis.

  • La culture intégrée de fines herbes et de plantes aromatiques qui éloigneront nombre d’insectes nuisibles.
  • La culture d’arbustes fruitiers et de fleurs qui attireront pollinisateurs et insectes prédateurs.
  • L’installation de nichoirs pour les oiseaux insectivores.
  • Un point d’eau pour les oiseaux et les batraciens mangeurs d’insectes.


Un jardin en permaculture ne se limite pas strictement au potager. Il est en lui-même un écosystème qui s’inspire de ce que fait la nature… Tout votre aménagement devra tendre à le favoriser.

L’eau

L’eau est essentielle à la vie de tout, au jardin. Un baril récupérateur d’eau de pluie fournit gratuitement une eau tempérée pour l’arrosage. Pour les jardins domestiques, il existe aussi de bons systèmes d’irrigation goutte-à-goutte économiseurs d’eau et qui fournissent l’eau où il y a besoin, au pied des plantes.

La patience et la tolérance…

Un jardin en permaculture se bonifie au fil des années. Il faut être patient. Les insectes prédateurs et les oiseaux y trouveront un milieu favorable. Les micro-organismes qui coloniseront le sol nourriront les plantes et les protégeront.

Il faut être observateur et tolérant aussi. Si jamais des pucerons envahissent certaines de vos plantes, attendez. Vous aurez peut-être la surprise de voir une coccinelle pondre au milieu de la colonie et ses larves qui ressemblent à de petits crocodiles, se régaler des indésirables…

Les insectes bénéfiques, les oiseaux aident le jardin et le jardinier qui travaillera moins et aura plus de temps pour s’émerveiller de la vie qui se sera installée au jardin…

Voilà! Il ne vous reste qu’à observer votre potager en permaculture et à en profiter. N’oubliez pas d’arroser, idéalement avec de l’eau de pluie pour récupérer – c’est l’un des principes de la permaculture!

Équipe Jardin Pro

Composée de passionnés d’horticulture et d’aménagement, l’équipe Jardin Pro met son savoir-faire au service de votre jardin en partageant trucs, tendances et conseils de pros.

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